Une conséquence de l'IA dont personne ne parle
Une conséquence de l'IA dont personne ne parle :
Elle ne supprime pas que des emplois :
elle accélère la fin d’une idéologie politique fondamentale :
➜ la « valeur travail ».
Quand des agents IA remplacent quatre employés sur un même poste,
souvent avec des résultats supérieurs, une question devient inévitable :
quelle est encore la valeur de l’être humain dans ce système ?
Et qu’est-ce que nous appelons vraiment la « valeur travail » ?
Pour moi, le vrai travail,
c’est celui qu’on aime faire
et qui apporte quelque chose d’utile aux autres.
À partir de là, deux futurs potentiels s’offrent à nous.
Scénario 1 : L’IA renforce l’aliénation
La majorité est maintenue dans un rôle de consommateurs précaires,
assistés par des technologies qu’ils ne contrôlent pas.
Les inégalités se creusent, et le travail alienne toujours plus la société.
Scénario 2 : L’IA redéfinit le travail
Nous utilisons l’intelligence artificielle pour repenser l’utilité sociale,
le statut de chaque citoyen, et replacer le sens,
la passion et l’envie d’agir au cœur du système.
C'est une philosophie qui permettrait
d'augmenter le bien-être et l'innovation.
Le problème n’est pas « le travail » en soi.
Le vrai défi, c’est l’injonction au travail,
et cette manière qu’ont les élites de décider, d’en haut,
ce qui compte comme « vrai » travail et ce qui ne compte pas.
Là, l’enjeu est politique : au sens fort du terme.
Et je ne crois pas que l’État changera cela seul.
Je mise surtout sur les citoyens créateurs, les artistes, PME et indépendants :
ceux qui utiliseront l’IA pour augmenter leurs connaissances,
créer leurs propres outils, et se dégager du temps
pour ce qui compte vraiment.
Nous vivons dans un système qui prétend orchestrer notre avenir.
À nous de créer le nôtre.